Pourquoi faire un road trip en Écosse ?
L’Écosse, nous en rêvions depuis longtemps. Après avoir fait un road trip d’un mois à travers la Norvège, la Suède et la Laponie, nous n’avions envie que d’une seule chose : retrouver de grands espaces !
Des paysages à couper le souffle, une nature sauvage, des animaux, des routes perdues au milieu de nulle part… Voilà exactement l’image que nous avions de l’Écosse avant de partir. Et autant vous le dire tout de suite : nous n’avons pas été déçus !
Mais ce que nous n’avions peut-être pas imaginé à ce point, c’est à quel point l’Écosse est aussi un pays extrêmement riche en patrimoine et en culture. On y découvre des centaines de châteaux, des petits villages en pierre pleins de charme, des ports et villages de pêcheurs, des abbayes en ruine, des traditions bien ancrées… sans oublier des Écossais que nous avons trouvés particulièrement accueillants.
Entre les randonnées, les paysages des Highlands, les châteaux, les lochs, les villages, les plages, les animaux et toutes les petites découvertes faites au hasard de la route, absolument tout donne envie de s’arrêter.
Et finalement, c’est peut-être bien là le principal problème lorsqu’on organise un road trip en Écosse : il faut faire des choix ! Parce qu’à moins d’être nomade… ou de pouvoir partir trois mois, il sera tout simplement impossible de tout voir.
Pour nous, un road trip en véhicule aménagé est donc l’une des meilleures façons de découvrir cet incroyable pays. Camping-car, van ou fourgon permettent une vraie liberté de mouvement : changer son programme en fonction de la météo, prolonger une étape parce qu’on s’y sent bien ou, au contraire, reprendre la route sur un coup de tête.
Et puis surtout, pourquoi aller s’enfermer chaque soir dans une chambre d’hôtel quand on peut avoir un jardin incroyable qui change tous les jours ? Un soir face à un loch, le lendemain au milieu des Highlands et quelques jours plus tard avec la mer pour horizon… C’est aussi ça, pour nous, toute la magie d’un road trip en Écosse.


Comment aller en Écosse depuis la France ?
Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour rejoindre l’Écosse depuis la France : l’avion, le train ou le ferry. Le meilleur choix dépendra évidemment de votre façon de voyager, mais si vous partez avec votre propre véhicule, le ferry reste une solution particulièrement pratique.
De notre côté, nous avons opté pour la traversée Calais – Douvres. Elle dure moins de deux heures et, finalement, elle ajoute même une petite aventure supplémentaire au road trip !
Les ferries sont suffisamment grands pour que la traversée passe très vite et proposent tout le nécessaire à bord : restaurants, salons pour s’installer tranquillement, boutiques, espaces de jeux… Les enfants ont adoré et, entre le départ du port et l’arrivée devant les célèbres falaises blanches de Douvres, on a déjà vraiment l’impression que le voyage commence.
Une fois débarqués à Douvres, en revanche, pas de miracle : il faut traverser l’Angleterre pour rejoindre l’Écosse !
Oui, c’est long. De notre côté, nous y avons consacré une journée entière. Mais cela se fait finalement assez facilement puisque l’on emprunte principalement de grands axes et autoroutes pendant toute la remontée vers le nord.
Autre bonne surprise pour le budget : la grande majorité des autoroutes britanniques sont gratuites, contrairement à ce que nous connaissons en France. Il existe quelques exceptions et péages ponctuels, mais sur un trajet classique entre Douvres et l’Écosse, cela permet de parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans ajouter une grosse facture d’autoroute au budget du voyage.
Il faut donc accepter cette grosse journée de route au début et à la fin du séjour, mais pour nous, le confort de partir avec notre propre camping-car et de retrouver ensuite une totale liberté une fois arrivés en Écosse compensait largement ces kilomètres.
Avant de partir, pensez aussi aux formalités : une autorisation électronique de voyage est désormais obligatoire pour entrer au Royaume-Uni, Écosse comprise. On vous explique tout dans notre guide de l’ETA pour le Royaume-Uni. Et pour comparer les horaires et les prix des traversées, jetez un œil à notre avis sur Direct Ferries.


Quelle est la meilleure période pour partir en Écosse ?
Eh bien, en réalité, toutes les saisons valent le coup en Écosse ! Tout dépend surtout de ce que vous recherchez et de l’ambiance que vous souhaitez donner à votre voyage.
En hiver, la neige recouvre une partie du pays et l’Écosse possède même plusieurs stations de ski. Et oui ! Les montagnes et les forêts se parent alors d’un manteau blanc et les paysages peuvent être absolument magnifiques. En revanche, les journées sont courtes et certaines routes ou certains sites peuvent être plus difficiles d’accès.
Au printemps, les températures commencent doucement à remonter, les journées rallongent et les touristes sont encore peu nombreux. C’est une très belle période pour profiter de l’Écosse plus tranquillement. En revanche, la pluie est souvent bien présente et certains châteaux, attractions ou lieux touristiques ne sont pas encore ouverts. Pensez donc à bien vérifier les dates d’ouverture avant de construire votre itinéraire.
En été, les journées sont très longues, tous les sites touristiques sont ouverts et les conditions sont idéales pour profiter des randonnées et multiplier les visites. C’est aussi la période la plus fréquentée, notamment sur l’île de Skye où certains endroits peuvent être littéralement pris d’assaut. Et puis il y a les fameux midges, ces minuscules insectes particulièrement pénibles qui peuvent être très présents dans certaines zones.
À l’automne, l’Écosse change complètement de visage. Les paysages prennent de superbes teintes dorées, les forêts deviennent magnifiques et la fréquentation touristique diminue fortement. C’est également une excellente période pour observer les cerfs. Seul petit inconvénient : la pluie revient plus régulièrement et les journées commencent à raccourcir.
De notre côté, nous avons choisi de partir en été, tout simplement parce que nous voyageons pendant les vacances scolaires des enfants.
Et franchement, aucun regret ! Les journées à rallonge nous ont permis de profiter des visites et des paysages jusque tard le soir, tous les châteaux étaient ouverts et les randonnées facilement accessibles.
Il y avait tout de même deux petits bémols : les midges, vraiment bien présents à certains endroits, et les touristes en masse sur les sites les plus connus.
On hésite encore sur ce qui était le plus désagréable : les midges… ou la foule de touristes !


Combien de temps prévoir pour un road trip en Écosse ?
Selon la durée de votre voyage, vous ne pourrez évidemment pas tout voir. L’Écosse est un pays relativement petit sur la carte, mais elle regorge de choses à découvrir et à faire.
Entre les châteaux, les villages, les lochs, les paysages côtiers, les sites historiques et les innombrables randonnées, les journées se remplissent très vite. Et si, comme nous, vous aimez marcher, vous risquez clairement de ne plus savoir où donner de la tête !
De notre côté, nous sommes restés trois semaines en Écosse. Et même avec cette durée, nous avons volontairement fait des choix afin de ne pas passer notre temps sur la route et de pouvoir réellement profiter des endroits où nous nous arrêtions.
Nous avons notamment décidé de ne pas monter jusqu’à l’extrême nord et de laisser de côté la célèbre North Coast 500. L’itinéraire a l’air absolument incroyable, mais nous préférions garder du temps pour le reste du voyage plutôt que de tout survoler. Ce sera donc une très bonne excuse pour revenir en Écosse !
Notre road trip a commencé du côté de St Andrews, avant de parcourir une partie de la côte est, de traverser le centre du pays puis de rejoindre l’ouest. Nous sommes ensuite redescendus par l’île de Skye et les Highlands, avant de terminer notre voyage à Édimbourg (retrouvez d’ailleurs nos incontournables pour visiter Édimbourg).
Si vous préparez votre premier séjour, nous vous conseillons de prévoir au minimum une semaine si vous souhaitez vous concentrer sur une seule région, comme les Highlands par exemple.
Pour commencer à parler réellement de road trip et découvrir plusieurs régions, deux semaines nous semblent être un minimum.
Et si vous disposez de trois semaines, vous pourrez déjà construire un très bel itinéraire tout en gardant du temps pour les randonnées, les visites et surtout les nombreux arrêts imprévus que l’Écosse ne manquera pas de provoquer !
Le principal conseil que nous pourrions vous donner est finalement très simple : n’essayez pas de tout voir. En Écosse, les distances peuvent sembler courtes sur une carte, mais entre les petites routes, les arrêts photos, les randonnées et tous les endroits où vous aurez envie de vous arrêter, le temps passe très vite.

Conduire en Écosse
En Écosse, comme partout au Royaume-Uni, on roule à gauche ! Et sincèrement, inutile d’en faire tout un fromage : on s’y habitue beaucoup plus facilement qu’on ne l’imagine.
Le premier rond-point vous stressera certainement un peu, surtout quand il faudra penser à regarder du bon côté, mais après quelques kilomètres, les réflexes viennent naturellement. Il suffit finalement de suivre le mouvement !
Petit conseil pour les plus stressés : collez un Post-it “ROULE À GAUCHE” juste au-dessus de votre volant. Cela peut paraître un peu ridicule, mais c’est surtout très pratique lorsque vous repartez d’un parking ou d’une petite route complètement déserte, là où l’on pourrait instinctivement reprendre ses habitudes françaises.
Conduire en camping-car sur les petites routes écossaises
Avec un camping-car, la principale difficulté ne sera finalement pas la conduite à gauche, mais plutôt la largeur de certaines routes.
Dans les Highlands et les zones les plus sauvages, vous emprunterez régulièrement des routes très étroites où deux véhicules ne peuvent tout simplement pas se croiser.
C’est là qu’entrent en jeu les fameux “passing places”. Ce sont de petites zones élargies aménagées régulièrement le long de la route et qui permettent à un véhicule de se ranger pour laisser passer celui qui arrive en face.
Et là encore, pas de panique : ils sont généralement très nombreux. On repère rapidement leur fonctionnement et, après quelques kilomètres, cela devient complètement naturel.
Ce qui rend surtout la conduite agréable en Écosse, malgré ces petites routes, c’est la courtoisie des conducteurs. Nous avons trouvé les Écossais, comme les Anglais d’ailleurs, particulièrement respectueux au volant. Avec notre camping-car, les autres conducteurs nous ont très souvent laissé passer ou attendu au prochain passing place plutôt que de nous obliger à manœuvrer.
Un petit signe de la main pour remercier, et chacun continue sa route !
Finalement, même avec un gros véhicule, nous n’avons jamais trouvé la conduite particulièrement stressante. Routes étroites, conduite à gauche et passing places peuvent impressionner sur le papier, mais dans la réalité, on prend très vite le rythme.
Et pour ne pas être pris au dépourvu face aux panneaux, à la pompe à essence ou à la réception d’un camping, pensez à réviser notre lexique anglais du camping-car avant de partir !
Peut-on faire du camping sauvage en Écosse ?
La réponse est oui… mais avec une petite nuance !
L’Écosse est souvent présentée comme le paradis du camping sauvage. C’est vrai pour le camping sous tente, puisque le Scottish Outdoor Access Code autorise le camping léger et responsable sur une grande partie du territoire. En revanche, ces droits ne s’appliquent pas directement aux véhicules motorisés, aux vans et aux camping-cars. Pour nous, camping-caristes, il faut donc plutôt parler de stationnement nocturne ou de bivouac.
Dans la pratique, nous avons trouvé énormément d’endroits où passer la nuit avec notre camping-car : au milieu des landes, dans les Highlands, dans les Cairngorms ou encore au bord de paysages complètement sauvages. Et c’est clairement l’un des gros plaisirs d’un road trip en Écosse !
Il faut simplement respecter les éventuelles interdictions de stationnement, les propriétés privées et les réglementations locales. Lorsque le stationnement nocturne est interdit ou réglementé, des panneaux sont généralement présents. Dans certaines régions, vous trouverez également des parkings dédiés aux vans et camping-cars, parfois gratuits, parfois contre quelques livres ou une simple donation. C’est notamment le cas dans le parc national des Cairngorms.
Notre règle durant tout le voyage a surtout été de rester le plus discret possible.
Dans certains endroits, il vaut mieux simplement stationner pour la nuit plutôt que réellement “camper”. Par “camper”, j’entends sortir la table et les chaises, installer tout son matériel dehors ou s’étaler autour du véhicule. Plus vous êtes discrets et respectueux des lieux, plus ce mode de voyage pourra continuer à être accepté.
Évidemment, on ne bloque jamais une entrée, une route ou un passing place, on ne laisse absolument rien derrière soi et on évite d’abîmer les bas-côtés ou la végétation.


Et sur l’île de Skye ?
L’île de Skye a été l’endroit où nous avons trouvé le plus difficile de dénicher de beaux spots tranquilles.
Pas forcément parce que dormir en véhicule y serait systématiquement interdit, mais simplement parce que la fréquentation touristique est énorme en été. Beaucoup de parkings sont rapidement pleins, certains endroits sont réglementés et les petits coins tranquilles sont forcément beaucoup plus convoités.
Dans ces secteurs très touristiques, mieux vaut donc prévoir plusieurs solutions et accepter parfois de dormir sur une aire ou un parking prévu à cet effet plutôt que de chercher absolument le spot sauvage parfait.
Finalement, l’Écosse reste pour nous une destination extraordinaire à parcourir en camping-car. Il est encore très facile d’y trouver des endroits magnifiques pour passer la nuit, à condition de respecter les lieux, les habitants et les éventuelles restrictions locales.
La meilleure règle reste certainement la plus simple : arriver discrètement, profiter du lieu et repartir sans laisser aucune trace de son passage.
La météo écossaise
Nous avons effectué notre road trip en juillet et août, donc en plein été… et autant vous dire que nous avons eu absolument tous les temps !
La côte est de l’Écosse est globalement plus tempérée et nous y avons retrouvé un véritable été, avec de très belles journées et parfois même des températures assez chaudes.
En revanche, dès que l’on rejoint la côte ouest, les Highlands ou l’île de Skye, la météo devient beaucoup plus capricieuse. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour nous : nous avons eu beaucoup de pluie dans les Highlands et sur Skye.
Mais ce qui caractérise surtout la météo écossaise, c’est sa capacité à changer extrêmement rapidement. Vous pouvez commencer la journée sous un immense ciel bleu, avoir chaud pendant une randonnée et vous retrouver sous une grosse averse une heure plus tard !
Notre meilleur conseil : adoptez la technique de l’oignon !
Superposez plusieurs couches de vêtements que vous pourrez enlever ou remettre facilement au cours de la journée et, surtout, n’oubliez jamais votre veste imperméable, même lorsque le ciel semble parfaitement dégagé au moment de partir.
Et le parapluie ? Pour nous, il est quasiment inutile ! Les pluies écossaises sont très souvent accompagnées de vent et, à moins d’avoir un parapluie particulièrement robuste, il risque de terminer sa vie retourné au bout de quelques minutes. Une bonne veste imperméable avec une capuche sera beaucoup plus pratique.
Pour le reste de vos bagages, retrouvez toutes nos astuces pour préparer son road trip en camping-car.
Et les fameux midges ?
Impossible de parler d’un road trip en Écosse en été sans évoquer les midges !
Ces minuscules insectes font presque partie du folklore du voyage et, malheureusement, nous pouvons vous confirmer qu’ils ne sont pas qu’une légende. Nous en avons rencontré régulièrement, particulièrement dans les Highlands et sur l’île de Skye.
Le plus pénible, c’est qu’ils peuvent transformer un superbe spot en endroit beaucoup moins agréable dès que vous sortez du camping-car. Certains soirs, sortir tranquillement la table et les chaises devient vite beaucoup moins tentant !
Une fois sur place, nous vous conseillons de passer dans une pharmacie ou une boutique locale pour acheter un répulsif spécialement conçu contre les midges. Testé et approuvé de notre côté : c’est vraiment efficace et cela peut clairement sauver une soirée !
Autre indispensable, surtout si vous prévoyez de randonner : le filet de tête anti-midges. Ce n’est franchement pas l’accessoire le plus élégant du voyage, mais quand ils sont nombreux, vous serez très heureux de l’avoir dans votre sac !
Nous vous conseillons d’ailleurs de l’acheter directement en Écosse. Les midges sont minuscules et les moustiquaires ou filets anti-insectes que l’on trouve couramment en France ont souvent des mailles beaucoup trop larges pour les arrêter. Il faut donc bien choisir un filet spécifiquement prévu pour les midges.
Dans le camping-car, pensez également aux moustiquaires sur les fenêtres et évitez de laisser les portes ouvertes trop longtemps lorsqu’ils sont présents.
Entre la pluie, le vent et les midges, l’Écosse peut parfois mettre votre patience à l’épreuve. Mais rassurez-vous : quand le ciel se dégage au-dessus d’un loch ou des montagnes des Highlands, on oublie très vite tout le reste.



